Energies renouvelables ou illusions renouvelables ?

Temps de lecture: 7 min , Dernière mise à jour: 19/02/2024

Sommaire


Selon le Haut Commissariat au plan (Électricité : le devoir de lucidité), la perspective d'augmentation massive de la consommation d'électricité planifiée par l’État consiste à démultiplier les besoins (transports, habitat, commerces, industrie, numérisation des services, etc. avec des effets que l'on connaît : centralisation de la production, hausse des prix et malheureusement la destruction de la nature. Cet article permet de prendre conscience que c'est nous tous qui détenons le pouvoir de consommer ou pas, de limiter nos achats et de rester raisonnables pour le bien de notre petite planète Terre.

La course à l'énergie

Les technologies de production d’énergie dite « verte » : les centrales hydroélectriques, à biomasse, solaires, éoliennes, géothermiques, etc., sont de hautes technologies impliquant de leur conception à leur fabrication jusqu'à leur déploiement, une consommation de masse, organisée à l'échelle géographique d'un pays.

Le pouvoir politique a décidé de développer de façon inédite les « énergies renouvelables » pour la production d'électricité à « marche forcée » tout en cherchant l'acceptabilité du projet auprès des populations grâce à l'appui des médias et de la publicité dont le rôle est de créer des besoins pour beaucoup de gens qui n'en ont pas et avec l'argent qu'ils n'ont pas !

Transition énergies renouvelables

Les énergies renouvelables ne sont pas une alternative au nucléaire et aux énergies fossiles, mais une autre source d'énergie qui a besoin de l'industrie lourde (pétrole-charbon) pour la fabrication de ses variantes (éolien-solaire photovoltaïque-hydrogène, etc.). La nature est considéré comme un immense réservoir [2] ou TOUT (minerais-eau-soleil-mer) peut être transformé en travail avec les limites que l'on peut deviner.

Des énergies vertes polluantes

Il n'existe malheureusement pas d'énergie non polluante et encore moins "écologique" un terme non adapté. Au niveau domestique, l'énergie du soleil récupérée par des baies vitrées, un mur Trombe ou des capteurs thermiques solaires est la solution la plus acceptable même en tenant compte de l'énergie demandée pour la fabrication du verre et du châssis.

  • Les centrales à biomasse détruisent les forêts : brûler des arbres pour produire de l'électricité afin d'éviter la production de CO2 est catastrophique pour nos arbres qui sont enfin considérés comme des êtres vivants ! avec la Déclaration des droits de l'arbre.
  • Les barrages nuisent aux écosystèmes ainsi qu'aux cours d’eau en raison de leur implantation géographique artificielle.
  • Les parcs éoliens artificialisent les sols, mobilisent ciment, béton, acier avec toute l'énergie qu'il faut dépenser pour chauffer les fours, pour fabriquer le ciment, extraire la roche pour produire le sable et le gravier, fondre l'acier, etc.
  • Les fermes solaires artificialisent les terres agricoles ou forestières. Exemple dans les Landes où les arbres ont été remplacés par des panneaux photovoltaïques sur des hectares de forêt en coupe rase parfois sur des surfaces anciennement de terres agricoles.

L'utilisation des toits est préférable à l'implantation au sol sur des terres arables, mais la fabrication des énergies dites « vertes » dégrade la nature et contribue à la production de gaz à effet de serre. Photo Picbleu

Hangar-agricole-photovoltaïque

Les industries extractives

53% de l’impact climatique est attribué à l’extraction et à la transformation des ressources. Les métaux et terres rares sont extraits de la croûte terrestre. Leur très faible concentration nécessite l'extraction de grands volumes avec des machines fonctionnant au pétrole. Ainsi l'extraction, la purification, le traitement et la séparation des terres rares exigent beaucoup d'énergie, d'eau et de produits chimiques polluants l'air l'eau et le sol. Les méthodes extractives génèrent du thorium ou de uranium radioactif qui constituent une autre source de pollution.

Selon le bilan environnemental de l’exploitation minière et agricole [1] ces « industries extractives » sont responsables de 53% des émissions de carbone ainsi que de la perte de plus de 80 % de la biodiversité.

« L’économie mondiale s’est focalisée sur l’amélioration de la productivité, au dépens des matières premières et de l’énergie. Cette stratégie était justifiée dans un monde ou le travail était le facteur limitant la production. Nous vivons aujourd’hui dans un monde où les ressources naturelles sont le facteur limitant la production, et nous devons changer cela et mettre l’accent sur la productivité des ressources », explique le rapport.

Les métaux et terres rares

On extrait de nombreux produits du sol que l'on peut classifier en 2 groupes :

1. Les métaux stratégiques :

Or, Argent, Cuivre, Zinc, Plomb. (L'or et le cuivre servent à la fabrication des semi-conducteurs).

2. Les terres rares :

Elles existent en très faible quantité et demandent donc de remuer d'énormes quantités de roches notamment par lixiviation, une technique d'extraction de produits solubles par un solvant ou de l'eau circulant dans le sol ou dans un substrat contenant des produits toxiques.

  1. gallium, indium, aluminium, cadmium, arsenic, bore, molybdène, etc. pour l’industrie du solaire, puces et LED,
  2. germanium pour l'optique et l'infrarouge.

Quelques exemples Lanthane (Batteries nickel-métal hydrure), Néodyme (Aimants permanents pour éoliennes, petites centrales hydrauliques, voitures hybrides), Ytterbium (acier inoxydable), Gadolinium (additif des aciers).

Il faut casser 100 tonnes de roche pour extraire une tonne de lithium. Une batterie au lithium d'une Renault Zoé (79 kWh) pèse 326 kg, une Tesla Model S (100 kWh) 600 kg et celle de l'Audi e-Tron (95 kWh) 700 kg.
Pour fabriquer une batterie de véhicule électrique de 64 kWh, il faut 6.66 kg de Lithium la consommation d’eau est donc de 2640 litres.

2 exemples pour extraire 1 kg :

  • de gallium, il faut traiter 50 tonnes de roches,
  • de lutécium : 1 200 tonnes de roches.

Leur raffinage s'effectue par l'utilisation d'acides sulfuriques et nitriques contaminant les sols avoisinants et les eaux souterraines.

Fabrication des outils de production

Toutes les industries des énergies « vertes » appelées « renouvelables » sont totalement dépendantes du pétrole :

  • extraction matières premières,
  • transport,
  • traitement,
  • stockage, etc.

À quoi sert l'électricité ?

Elle ne sert absolument pas à la nature, car les plantes, les arbres n'ont pas besoin des hommes pour pousser, pour purifier l'eau, pour filtrer les poussières, absorber le CO2, rejeter du dioxygène. le cycle de l'eau n'a pas besoin d'énergie pour s'évaporer des océans, alimenter les lacs de montagne par les nuages

En amont, des usines de production de produits industriels, d'activités industrielles, etc. fabriquent ces produits à grand renfort de pétrole, d'électricité, d'eau, elles ne créent que des produits qui nuisent à la santé de la biosphère.

L’électricité produite par toutes les centrales même « vertes » alimente des réfrigérateurs, des appareils d'éclairage, des téléviseurs, des téléphones portables, des tablettes, des ordinateurs personnels, des chaines Hi-Fi, des fours micro-ondes, des brosses à dents électriques, des pompes à chaleur, dans les foyers. Pour la mobilité des trains, des vélos électriques, des trottinettes, des voitures à batterie électrique qui circulent sur des autoroutes équipés de péages fonctionnant à l'électricité.

Voies de communication

Construction de l'autoroute A65 Pau Langon peu rentable depuis 2010, car moyennement fréquenté en raison du prix de son péage. Heureusement pour le groupe chargé de l’exploitation, le contrat qui lie le constructeur aux pouvoirs publics stipulait que si l'autoroute n'était pas rentable, ce serait l’État qui le dédommagerait.

Son tracé a été établi sur 8 zones classées Natura 2000. Les travaux ont détruit 2000 hectares d’espaces naturels et perturbé l'espace naturel constitué de nombreux habitats peuplés d'espèces protégées [3]. Sur cette vue, une partie des nombreux engins fonctionnant au pétrole qui ont fonctionné pendant des années. Photo Picbleu

destruction-foret-construction-autoroute-landes-pau-langon-a-65

Sources

[1] https://www.euractiv.fr/section/energie/news/resource-extraction-responsible-for-half-worlds-carbon-emissions/
[2] Livre : Sadi Carnot. Réflexions sur la puissance du feu et les machines propres à développer cette puissance. Chez Bachelier .1824 (réédition Jacques Gabay 2005)
[3] https://cdurable.info/grenelle-environnement-et-autoroute-a65-continuite-ou-rupture802/



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