Poussières particules fines pétrole + bois = pollution de l'air

Temps de lecture: 5 min , Dernière mise à jour: 03/10/2023
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Toutes les activités humaines génèrent des particules fines et très fines en augmentation constante depuis près de 2 siècles, en particulier le fioul domestique, le gazole et le bois énergie en bûches (les appareils à granulés de bois possèdent des rendements très supérieurs et émettent moins de pollution même si pour l'instant, ils ne sont pas équipés de filtres à particules).


On ne peut pas remplacer la combustion du carbone !

La combustion du carbone

Pour fournir de l'énergie, il faut brûler du carbone hors énergie solaire TOUT ce qui existe demande une combustion d'énergies. Qu'elles soient fossiles pétrole, diesel, fioul domestique ou chauffage au bois (biomasse), elles libèrent des poussières et particules fines polluantes que l'on retrouve également dans l'air intérieur.

La pollution due aux particules

Les particules fines sont libérées par la combustion d'énergies fossiles :

  • dans les véhicules (notamment le diesel),
  • le chauffage (particulièrement celui fonctionnant au bois bûche),
  • la combustion de biomasse* à l'air libre,
  • les centrales thermiques à charbon,
  • les procédés industriels.

Ces systèmes sont responsables de la présence de particules fines dans l'air qui diminuent fortement la qualité de l'air.
*La biomasse est l'ensemble des matières organiques d'origine végétale, animale ou fongique pouvant devenir une source d'énergie par combustion (par exemple le bois énergie), après procédé de méthanisation (par exemple biogaz) ou après de nouvelles transformations chimiques (par exemple agrocarburant).

Des chiffres inquiétants

 Particules fines inquiétantes

Le seuil de pollution devient inquiétant pour la santé, car ce sont des milliers de tonnes de particules fines et particules très fines qui sont en suspension dans l'air.

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Autant de questions qui montrent que si l'homme peut être très inventif dans son désir d'optimiser ses profits d'une façon irraisonnée amenant à des aberrations ubuesques et fatales, il est aussi capable de réfléchir et de se montrer reconnaissant envers notre prodigieuse planète pourvue de systèmes de protection, de régulation et de recyclage d'une perfection absolue.

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La santé en cause

Les polluants terminent au fond de nos bronches profondes. Les individus sont plus ou moins sensibles à ces agressions. Une partie de ces polluants sont nommés C.O.V. (Composés Organiques Volatils), organique signifie « qui contient du carbone ».

Les poumons absorbent en permanence des polluants issus de contaminations directes ou indirectes. 

Appareil respiratoire de l'Homme

Des gaz cancérogènes

Les gaz d’échappement des moteurs Diesel comme cancérogènes certains pour l’homme. Actuellement, les sociétés modernes doivent faire face à la problématique des particules fines que rejettent les véhicules diesels. Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé les gaz d’échappement des moteurs Diesel comme cancérogènes certains pour l’homme (Groupe 1). D'autres sources de pollution sont également désignées : les chaufferies au bois qui émettent de grandes quantités de particules fines.

Un égout à ciel ouvert

L'atmosphère est un égout à ciel ouvert. Les poumons en sont les poubelles. Selon Albert Gore prix Nobel de la paix en 2007 (partagé avec le GIEC) et ancien vice-président des États-Unis et qui a développé lors des élections présidentielles américaines de 2000 une campagne de sensibilisation sur le réchauffement planétaire l'atmosphère est un égout à ciel ouvert.

Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth) est un documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006 qui traite le sujet délicat, car controversé du changement climatique.

Le seuil de L'INRS

L'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) fixe le seuil de particules à 5 mg par m3.

Il faut noter que « la concentration en poussières alvéolaires (susceptibles de pénétrer dans les voies pulmonaires jusqu'aux alvéoles, de s’y déposer et d’y rester durablement, en créant une surcharge pulmonaire néfaste pour l’organisme) ne doit pas dépasser 5 milligrammes par mètre cube (mg/m3) d'air ». (5 milligrammes = 5000 µg/m3) source INRS. 

Le seuil de L'OMS

L'OMS fixe le seuil de particules à 25 μg*/m3/24 h.

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) considère que le seuil 25 μg*/m3 en moyenne sur 24 heures pour les particules 2,5 et de 50 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les PM10 ne doit pas être dépassé. Selon l’OMS, au moins 1,4 % des décès dans le monde seraient induites par les particules polluantes de l’air qui est aussi pour un grand nombre de gens un facteur de diminution de l’espérance de vie : (8,2 mois en Europe).

*Le symbole μg signifie microgramme (1 gramme équivaut à 1000000 μg).

Certaines poussières fines sont de l'ordre du micromètre d'autres ont la taille d'une bactérie. Même si la poussière fine ne se voit pas à l'œil nu, elle s'inhale et migre vers les bronches profondes.

Au vu des normes limites de l’Organisation mondiale de la santé, la France est 7 à 15 fois au-dessus de la norme OMS même lorsque les normes sont au maximum 2 fois en dessous des normes françaises. La commission européenne a fixé des seuils et une date limite sous peine d'amende. 

Valeurs recommandées par l'OMS 

  • PM2.5 10 μg/m3 en moyenne annuelle. Soit 25 μg/m3 en moyenne sur 24 heures
  • PM10 20 μg/m3 en moyenne annuelle. Soit 50 μg/m3 en moyenne sur 24 heures.

La fumée issue de la combustion du bois

Le bois dans l'imaginaire collective est paré de beaucoup de vertus, mais sa combustion est polluante.

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Sources : L'Etat condamné par le Conseil d'Etat pour son inaction



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