Le dérèglement climatique et ses conséquences constat

Temps de lecture: 8 min , Dernière mise à jour: 08/11/2023

Sommaire


Article rédigé en 2008. L'un des systèmes physiques les plus complexes qui soit donné aux scientifiques pour l'étude s'appelle la machine climatique. Ce domaine leur échappe en partie en raison des multiples interactions (atmosphère, soleil, rayonnement infrarouge, vapeur d'eau, aérosols, particules en suspension, etc.


La destruction de la biodiversité

C'est un fait, la planète se réchauffe, mais on a réduit le problème en expliquant qu'il suffit de limiter les gaz à effet de serre pour éviter des désastres alors que le nœud du problème est la destruction du biotope et de la biodiversité par l'homme qui grignote rien qu'en France chaque année l'équivalent de 5 fois la superficie de Paris en nature et terres agricoles nourricières, gaspille l'eau et les ressources essentielles comme nos forêts.

Le système climatique

Un phénomène découvert et connu depuis le 19e siècle.

  • 1827 : Le mathématicien et physicien français, Jean-Baptiste Fourier découvre le phénomène de gaz à effet de serre et fait l'analogie avec le principe de la serre.
  • 1863 : Le physicien irlandais John Tyndall relie le phénomène d'effet de serre à la vapeur d'eau.
  • 1896 : Le chimiste Suédois August Svante Arrhenius découvre que le gaz carbonique (CO2) possède la propriété d’absorber une grande quantité de chaleur. Son hypothèse est que la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel peut conduire à un réchauffement de la planète à cause des quantités de CO2 rejetées dans l'atmosphère, cette prospective sera confirmée par la hausse de la température moyenne à la surface de la Terre constatée entre 1880 et 1940.
  • Entre 1940 et 1970 : Période de forte croissance économique (les 30 glorieuses ou les 30 désastreuses), les scientifiques ont mesuré une baisse de la température moyenne, qui a eu pour conséquence de remettre en cause le phénomène d’effet de serre. La récente hausse des températures ne permet plus de douter de l'action des gaz à effet de serre sur le climat terrestre.
  • 1750 : Le taux de CO2 dans l'air était de 280 PPM en1957, le taux de CO2 mesuré dans l'atmosphère était de 315 PPM (partie par million), alors qu'il est aujourd'hui de 360 PPM.

Messages des scientifiques

Les messages de la communauté scientifique n'ont pas tellement évolué depuis 20 ans, mais aujourd'hui on peut affirmer avec certitude que le réchauffement climatique est bien lié aux activités humaines. Depuis quelques années, on assiste à un changement complet d'attitude des entreprises par rapport à ce problème. Toutes les entreprises qui intègrent cette problématique dans leur développement seront gagnantes dans les années à venir, car très vite, elles ne pourront plus y échapper. Notre civilisation n'a pas d'autre choix que de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

La végétation absorbe le gaz carbonique. Les arbres stockent le CO2 pendant leur croissance. Si le bois sert à la construction le CO2 reste stocké, mais s'il est brûlé, il participe à la pollution globale et aux gaz à effet de serre. Schéma ACQUALYS®
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Le dérèglement climatique

Depuis le début de l'ère industrielle, la concentration de carbone est un gaz qui se dégage lors de la combustion de produits carbonés. Des modifications géoclimatiques comme l'augmentation de la température terrestre (effet de serre) sont dues au rejet de dioxyde de carbone. Le rejet de dioxyde de carbone peut être évité en réduisant la consommation de combustible.

">dioxyde de carbone dans l'atmosphère a augmenté de 35 %, essentiellement à cause de la consommation d'énergie fossile. Au démarrage de la révolution industrielle, nous appartenions à ce qu’on pourrait appeler le type 1 primitif. Il n'est malheureusement pas possible de se débarrasser de la combustion du carbone indispensable pour nos sociétés dites "modernes".

La transmutation ne serait pas un mythe

Les réserves terrestres de charbon ont été surexploitées puis abandonnées au profit du pétrole devenu depuis, l’énergie de base planétaire, les forces atomiques particulières de certains éléments, comme l’uranium, ont commencé à alimenter des chaînes de réacteurs nucléaires, toutes les réserves terrestres ont été recensées et toutes sont en cours d’exploitation. Dernièrement on est revenu au charbon.

La science actuelle nous promet la technologie de la fusion (ITER) laquelle nous rendrait capables, de transformer l’eau en deutérium (1) de créer du tritium (2) puis de retransformer l’eau en chaleur avec des déperditions infimes pour imiter et doubler le fonctionnement du soleil. Pour certains scientifiques, la transmutation ne serait plus un mythe, mais pourrait une réalité. Pour d'autres scientifiques rigoureux c'est infaisable, pour eux, n'apparaîtrait que le type 2 évolué, dans lequel le soleil, les vents, les courants et les marées feraient tourner des centrales d’énergies pour assurer un avenir plus sain.

(1) Pour produire le deutérium ou l'eau lourde au niveau industriel, il faut traiter de l'eau ordinaire par distillation, électrolyse ou échange isotopique pour en augmenter le pourcentage de deutérium. On peut également traiter l'hydrogène industriel ou le gaz de synthèse ammoniac, produits provenant du traitement du gaz naturel ou du pétrole. Le deutérium lui-même est extrait de l'eau lourde par voie électrolytique. Utilisé comme combustible dans des réacteurs de fusion nucléaire, les réactions de fusion qui se produisent sont extrêmement énergétiques, ainsi de très grandes précautions doivent être observées pour éviter tout risque de radiation et de fuite d'énergie.

(2) Le tritium, un autre produit dangereux en raison de sa radioactivité, est créé artificiellement par irradiation de cibles de lithium, il constitue un sous-produit des essais nucléaires et de l'exploitation des centrales nucléaires. Les réacteurs génèrent le tritium dans leur combustible par fission ternaire (des essais thermonucléaires ont injecté « dans l'atmosphère une quantité de tritium environ 100 fois supérieure à l'activité naturelle » (source Crii-Rad 95).

La nature bouleversée par l'activité humaine. Cette abeille pollinise la fleur de tournesol traitée avec un pesticide qui va la tuer. Photo ACQUALYS®

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Les ressources naturelles

Les vraies énergies renouvelables sont le soleil, l’eau, le vent, le bois sont autant de ressources naturelles dont on peut tirer profit pour générer de l’énergie grâce à l’aide de différents systèmes technologiques efficaces et au point.

Les énergies vertes

Leur empreinte écologique, leur relatif faible impact sur l’environnement et sur les ressources naturelles démontrent que ces énergies vertes constituent des solutions d’avenir face aux problèmes du bois énergie, du pétrole, de la filière nucléaire, de la gestion de ses déchets nucléaires et de toutes les émissions de gaz à effet de serre.

  • Les énergies renouvelables représentent également une solution pour plus de 2 milliards de personnes isolées dans le monde, elles leur permettraient d’accéder au confort et notamment à l’électricité d’origine "verte".
  • Les atouts de ce type de ressources, alliées à des technologies de plus en plus performantes, fiables et d’un coût de plus en plus abordable, favorisent le développement des énergies renouvelables, mais de manière encore très inégale selon le type de système considéré.

La consommation mondiale

Suite à l'accroissement de la population (probablement 10 milliards d'humains en 2050) a consommation d’énergie subit une demande exponentielle. Elle ne cesse d’augmenter partout dans le monde.

Il semble malheureusement peu probable que les vraies énergies renouvelables remplaceront totalement les autres ressources énergétiques dans un proche avenir.

Toutes les réserves s’épuisent, les différents experts l’ont annoncé, les médias ont relayé cette information, mais les populations n’ayant pas pris conscience de l’état des ressources planétaires vivent comme par le passé récent, utilisant des véhicules polluants (4x4 en usage exclusivement urbain), utilisant les transports aériens à outrance (1 million de décollages d’aéronefs par jour sur la planète), consommant des produits et des biens ayant parcouru des milliers de kilomètres, s’équipant avec des climatisations (sur les véhicules automobiles particuliers et dans les habitations domestiques avec des pompes à chaleur réversibles) alors que les menaces sur le climat sont pour une grande part dues à leur utilisation abusive et à leur usage inconsidéré. La demande et la consommation d’énergie ne cessent d’augmenter.

Une population indifférente ?

Même si la cherté du pétrole l'or noir et sa probable disparition menacent d’impacter les économies planétaires, l’augmentation régulière et constante des prix du fioul domestique et de l'énergie peut jouer un intéressant rôle pédagogique.

  • Si certains sont déjà conscients du changement qui s'est opéré, les populations vont prendre conscience de la rareté et de la limite des ressources que la Terre possède et examiné sous cet angle, son coût élevé peut être considéré de façon positive en jouant un rôle éducatif, régulateur et dissuasif dans tous les actes de la vie quotidienne et des décisions d’achat.
  • Les énergies renouvelables apparaissent dans le contexte actuel une alternative intéressante pour préserver à la fois la santé, le confort des êtres humains, la qualité de l’air et la conservation de l’environnement.

    Gestes économiques écologiques pour réduire sa facture d'énergie

Il est primordial que chacun de nous surveille au plus près toutes ses habitudes et ses gestes quotidiens qui semblent sans gravité, mais qui parfois influent fortement sur la consommation d’énergie globale.



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