Isolation thermique des combles et du toit. Pose, prix, économies

Temps de lecture: 2 min , Dernière mise à jour: 03/06/2023
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Sommaire


Pour économiser l'énergie et assurer un bon confort thermique, l'isolation est le véritable point clé du confort d'une maison et de l'habitat durable. Une bonne isolation permet de faire des réductions importantes de chauffage en hiver (souvent, on mesure quatre degrés de plus dans une maison thermiquement bien isolée par rapport à une maison classique).


Avoir chaud l'hiver être au frais l'été
La meilleure isolation c'est d'avoir chaud l'hiver, vivre dans un environnement sain et bien ventilé, être au frais l'été : les enjeux de l'isolation thermique sont importants quand on sait qu'il est possible de vivre avec un minimum de chauffage et sans climatisation dans une maison très bien isolée.

Quelle priorité pour isoler sans dépenser

Le tableau montre que l'isolation la plus efficace et la moins chère est celle du toit, du grenier ou des combles perdus :

Sources
% Déperditions
Commentaire
Intérêt
30 %
Peu coûteux
∗∗∗∗
Ventilation VMI®
20 %
Coûteux
∗∗
Toit sarking
30 %
Coûteux
∗∗∗
Planchers bas
7 %
Rénovation
∗∗
Fenêtres
13 %

∗∗
Murs
5 %
Rénovation lourde
∗∗
Planchers bas
7 %
Rénovation lourde
Sols
7 %
Rénovation lourde
Ponts thermiques
5 %
Rénovation lourde
∗∗

Différentes méthodes d'isolation du toit

Certains matériaux ont la propriété d'enfermer l'air entre leurs fibres ou leurs cellules, ils affichent de très bonnes performances thermiques et notamment le déphasage des isolants thermiques.

Le toit 30 % de pertes.

Dans une maison ancienne 30 % de la chaleur s'échappe par le toit, il est donc primordial de bien l'isoler. Les pièces aménagées sous les combles sont difficiles à chauffer en hiver et difficiles à vivre en été en raison de la chaleur, car la toiture est la surface de la maison qui reçoit le plus de rayonnement solaire. L'idéal est de ne pas créer de pièces habitables à l'étage dans la mesure du possible.

Si les tuiles ou les ardoises sont visibles, la maison n'est pas isolée comme toutes les constructions antérieures aux années 1970.

Isolée ou pas ?

Comment savoir si votre toiture est correctement isolée ?

Si les combles ne sont pas aménagés, il existe des trappes d'accès aménagées à l'intérieur de la maison. Si les tuiles ou les ardoises sont visibles, la maison n'est pas isolée, comme toutes les constructions antérieures aux années 1970. Un isolant est présent sur le sol, s'il est tassé, attaqué par les insectes ou les rongeurs ou s'il comporte des traces d'humidité ou de moisissures, cela signifie que ses performances sont insuffisantes.

Évitez de marcher sur l'isolant, car vous ne connaissez pas l'état du support qui est caché et vous respirez de fines particules de poussières de laine minérale préjudiciable à la santé. Si un isolant mince est posé, une pratique courante dans les années 1980, il ne protège ni du froid et n'est pas efficace en isolation phonique.

Obtenir une bonne résistance thermique

Comment obtenir une excellente résistance thermique (R) supérieure à la valeur de référence ?
À l'heure actuelle, pour un maximum d'efficacité thermique, des panneaux épais d'isolant sont posés en double couche croisée.

Le mieux est de faire effectuer un diagnostic de performance énergétique (DPE) de la maison par un diagnostiqueur certifié qui vous aidera à mesurer précisément les déperditions énergétiques de votre toit et à déterminer la nature des travaux à effectuer ou de faire appel à un professionnel de l'isolation qualifié.

Pour une obtenir une bonne isolation, la résistance thermique (R) de référence est :

• Toitures : 4,5 (minimum) à 8 (idéalement)
• Murs extérieurs : 2,5 à 4
• Sol sur terre plein : 1,5 à 3
• Sol sur un local non chauffé : 3,5 à 6

L'isolation dans les maisons neuves

La RT 2012 était obligatoire pour tous les permis de construire déposés depuis le 1er janvier 2013. Elle fixait des seuils de résistance thermique minimum en fonction de la zone d’habitation.

Tous les bâtiments neufs doivent être des Bâtiments à Basse Consommation et respecter ainsi une consommation maximale d’énergie primaire de 50 kWh/m2.an en moyenne. L’enveloppe du bâti doit respecter de hautes performances énergétiques et des résistances thermiques mises en œuvre en parois opaques et ne doivent pas être inférieures à R= 8 m².K/W en combles et R= 4 m2.K/W en murs et planchers pour tenir l'objectif de basse consommation d'énergie du projet.

La RE 2020 l'a remplacée et est devenue plus exigeante en termes d'émissions de carbone.

Conseil : ne vous limitez pas au minimum demandé pour pouvoir bénéficier des aides, quelques centimètres de plus d'isolant ne changeront pas beaucoup le montant de la facture finale constituée principalement de frais de transport, de mise en œuvre, etc.

L'isolation dans les bâtiments anciens

La Règlementation Thermique sur les bâtiments existants (arrêté du 3 mai 2007) en vigueur depuis 2007 impose des valeurs de résistances thermiques minimales lors des travaux d'isolation thermique. Le R minimum règlementaire à mettre en œuvre pour l’isolation en rénovation est de : R= 4m².K/W pour les combles aménagés (pentes de toit inférieures à 60 °C) R= 4.5m2.K/W pour les combles perdus.

Toutefois, pour ouvrir droit au crédit d’impôt, les travaux d'isolation doivent être réalisés par une entreprise (fourniture et pose) dans une résidence principale et les valeurs exigibles sont a minima R= 6 m. K/W en combles aménagés et R = 7 m. K/W en combles perdus.

Attention, installer un produit mince réfléchissant seul ne permet pas d’atteindre ce niveau, les performances des produits minces publiées sur le site du CSTB Note du GS nº 20 et dans l’étude Prébat ADEME indique des valeurs se situant entre 0,8 et 2 m. K/W.

L'air statique : le meilleur isolant

La clé d'une bonne isolation, c'est l'air statique sec et immobile. L'optimisation de l'inertie thermique est primordiale : les plafonds et planchers doivent posséder une inertie forte.

Les maisons qui sont peu habitées ou qui demandent à être chauffées rapidement le matin (bureaux) doivent posséder une inertie faible.

Les matériaux à forte inertie thermique

Les matériaux à forte inertie thermique sont le béton, la pierre, la brique, la terre crue.

L'inertie thermique est la capacité des matériaux à stocker la chaleur dans les murs ou les planchers. Plus un matériau sera à forte inertie thermique et plus la maison mettra de temps à se réchauffer ou se refroidir.

Une forte inertie thermique est très intéressante lors des saisons froides pour conserver la chaleur, la construction mettra plusieurs heures pour se chauffer ou se refroidir.

Les produits isolants naturels : à privilégier.

Les produits isolants en matériaux naturels (fibres végétales, fibres animales) sont très performants et donnent l'assurance de vivre dans une maison saine, naturelle et écologique. Le surcoût à l'achat est vite rentabilisé grâce aux économies de chauffage.
La ouate de cellulose et le chanvre offrent un excellent rapport qualité/prix/performances/environnement.


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