Question d'un visiteur
Pour remplacer une chaudière fioul faut-il une pompe à chaleur ou une chaudière à pellets ? J'envisage de remplacer ma chaudiere au fioul (25KW) qui chauffe une longère en pierres de 260m² en DPE E. J'ai peur qu'une PAC ne soit sous dimensionnée et consommateur en électricité. Je souhaiterai envisager une chaudière à pellet, mais je me noie un peu dans touts les modèles à des tarifs très variables. Auriez-vous une recommandation sur des modèles automatique adaptés aux maisons anciennes moyennement isolés ?
Reponse de Picbleu
Le premier conseil est d'isoler le bâti. Les 2 solutions sont coûteuses et la rentablité est donc discutable. Un courriel explicatif vous a été adressé.
Critère | Pompe à chaleur (air/eau) | Chaudière à pellets automatique |
Puissance pour 25 kW | Seulement si surdimensionnée (30-35 kW) + appoint électrique ; COP 1.8-2.9 en mi-saison, chute en grand froid. | rendement >90-95%, indépendante de l'électricité (seulement allumage). |
Coût élec/fioul | 1 kWh électrique → 1.8-2.9 kWh chaleur, mais + appoint hiver ; stable vs fioul volatil. | Granulés ~0,06 €/kWh, autonomie silo 1 an ; + stockage pellets (~5-7 t/an). |
Adapté DPE E longère | Risque sous-perf si isolation faible ; hybride fioul/pellets possible en transition. | remplace direct fioul, chauffe haute T° pour radiateurs existants. |
Aides 2026 | MaPrimeRénov' jusqu'à 15 000 € + CEE | Jusqu'à 8 000-10 000 € + CEE ; Flamme Verte 7* obligatoire. |
Entretien | Annuel simple | Nettoyage cendres 2x/an auto ; silo propre |
Pompes à chaleur > Pompe à chaleur rentabilité
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Recherche de mots clefs dans les questions
j'ai lu vos articles et croyait que j'étais un cas isolé il semble que non j ai fais installer une pompe à chaleur air/eau de 16 kW en 2017 pour remplacer ma chaudière fioul. Mauvaise expérience car Je ne fais aucune économie !!!moralité ne signez pas avec les sociétés sur internet car entre les incohérences techniques et les pratiques douteuses beaucoup de personnes sont grugées . Mon message n'apporte pas de solutions ni de réponse mais informe Jean
Le reportage complément d'enquête a fait réagir la ministre de la transition énergétique Agnès Pannier Runacher qui qualifiait d'arnaque le fait de placer une pompe à chaleur dans une passoire thermique.
La prime forfaitaire Maprimrénov pour l'installation d'une pompe à chaleur de type eau/eau ou d'un système solaire combiné (SSC) passe à 5000 euros, quel que soit le type de ménage.
Installation de pompe à chaleur électrique sans projet préalable d'isolation du bâtiment. Bonjour, Nous avons déjà eu un échange téléphonique il y a environ 2 ans. Vous m'aviez mis en garde sur l'installation d'une PAC sans projet préalable d'isolation du bâtiment. Je crois pouvoir mobiliser des fonds aujourd'hui donc je me recentre sur des travaux de rénovation globaux d'une maison ancienne située en périphérie de Bourges dans le Cher. Comme une isolation intérieure n'est pas du tout envisageable car il y a des couloirs qui deviendraient des "boyaux", j'envisage une isolation par l'extérieure. Cependant beaucoup de difficultés se posent car le bâtiment ayant fait l'objet de plusieurs réaménagements au cours du 20ème siècle, il y a différents matériaux de construction concernant l'enveloppe du bâtiment : une partie a été rajoutée en parpaing, la partie centrale est en pierres sur 3 côtés (murs de 50 cm dans la partie rez-de chaussée) avec le 4ème côté (pignon) en briques et 1er étage fait en parpaings. On retrouve de la brique et du parpaing dans les combles...
Un audit énergétique (fait quand même de façon très superficielle) me conseille l'isolation des murs et non celles des ouvertures (cela semble difficile budgétairement d'envisager les 2). Certains artisans me conseillent de faire plutôt les fenêtres qui bien que déjà à double-vitrage datant des années 70 semblent montrer qqs défaillances au niveau des joints (secs) en lieu et place de l'ITE sur cette partie. Je souhaiterais un avis de spécialiste désintéressé sur la question .
Ma question est donc de savoir s'il est vraiment utile d'envisager l'isolation sur la partie centrale avec des murs en pierre dans sa partie basse (salon et cuisine).
Faut-il couper la pompe à chaleur trop gourmande en hiver et utiliser uniquement le gaz ? Bonjour, J'ai fait installer une PAC air eau en remplacement d'une chaudière gaz à ventouse. La PAC se révélant insuffisante, il m'a été réinstallé une chaudière gaz. Celle-ci fonctionne en relève de la PAC lorsque la température extérieure est inférieure à 5 °. Les deux appareils fonctionnent donc en même temps lorsque la température est inférieure à 5°, la chaudière gaz se coupe lorsque la température remonte au dessus de la consigne. Je cumule donc dans ce cas une consommation gaz et d'électricité. Ne serait il pas préférable de couper la PAC en dessous de 5°, d'autant que le prix du kwh gaz est inférieur à celui de l’électricité.
Merci de votre expertise sur ce sujet.
Cordialement. Xavier Ville : VICHY
Couper la pompe à chaleur pour utiliser exclusivement le gaz en hiver est une solution pour réduire la consommation d'énergie, mais elle dépend de plusieurs facteurs notamment l'entretien et l'utilisation de manière appropriée (éviter de la faire fonctionner en hiver par températures négatives).
La pompe à chaleur est généralement plus efficace que le chauffage au gaz, mais elle n'est pas magique, elle utilise l'énergie présente dans l'air pour chauffer votre maison lorsque les températures sont clémentes. Cela réduit donc la dépendance aux combustibles fossiles si l'on ne tient compte que de l'utilisation*.
*L'électricité en hiver provient de différentes sources, ce qui influence son caractère écologique. Si elle est produite à partir de sources renouvelables comme l'énergie éolienne, solaire, hydraulique ou géothermique, alors elle est considérée comme plus "écologique". Ces sources d'énergie renouvelables ont un impact moindre sur l'environnement en termes d'émissions de gaz à effet de serre.
Cependant, si l'électricité est produite à partir de combustibles fossiles comme le charbon ou le gaz naturel, son impact écologique est très négatif en raison des émissions de CO2 et d'autres polluants atmosphériques.
pouvez vous me donner le prix pour 1 kWh pour un chauffage par chaudière à granulés < Ville:ETEAUX
Bonjour,
Dans le cadre d'une location en cours, la consommation d'octobre 2022 à Avril 2023 a été de 11678 K WH, pourriez vous m'indiquer le prix pour 1 kwh pour un chauffage par chaudière à granulé s'il vous plait ?
Merci à vous,
Joëlle
Ce tableau de comparaison permet de convertir facilement le prix des énergies en équivalence kWh
Peut-on alimenter une pompe à chaleur avec des panneaux photovoltaïques pour économiser ? Ville : Sonnay
J'ai une PAC eau/eau raccordée sur un puit. Je ne paie donc pas l'eau J'ai payé au total en 2023 2000€ d'électricité
Serait-ce intéressant d'installer des panneaux solaires ?
Il est possible de brancher une pompe à chaleur avec des panneaux photovoltaïques, mais la puissance des panneaux est trop faible, leur capacité de production des panneaux est significativement inférieure à la puissance nécessaire pour la pompe à chaleur.
En effet, les puissances de 3 kWc, 6 kWc ou 9 kWc soit dans les conditions optimales une production de 3000 watts; 6000 watts ou 9000 watts par an pour les installations domestiques sont des puissances crêtes. C'est-à-dire que c'est la puissance fournie au moment le plus favorable pendant une période de forte irradiation et dans la journée. Malheureusement au moment des besoins en chauffage en hiver les jours sont courts et les panneaux ne produisent pas la nuit.
Cette approche est souvent appelée "autoconsommation photovoltaïque".
Voici comment cela fonctionne :
- Production d'électricité solaire : Les panneaux photovoltaïques convertissent l'énergie solaire en électricité continue.
- Onduleur : L'électricité continue produite par les panneaux est ensuite convertie en électricité alternative par un onduleur.
- Autoconsommation : Une partie ou la totalité de cette électricité produite peut être utilisée pour alimenter une pompe à chaleur directement.
- Stockage (en option) : Si vous avez un système de stockage d'énergie, comme des batteries, l'électricité produite en excès peut être stockée pour une utilisation ultérieure lorsque les panneaux ne produisent pas suffisamment d'énergie.
- Lorsque la production solaire n'est pas suffisante, ou en cas d'excédent, votre système peut se connecter au réseau électrique public. Vous pouvez acheter de l'électricité lorsque vous en avez besoin et vendre l'excédent si excédent il y a lorsque vous en produisez plus que nécessaire.
L'utilisation de panneaux photovoltaïques pour alimenter une pompe à chaleur peut contribuer à réduire la dépendance à l'électricité provenant du réseau, ce qui peut se traduire par des économies sur la facture d'électricité surtout pour les autres usages domestiques (éclairage, électroménager, etc.). Cependant, la faisabilité et l'efficacité dépendront de divers facteurs tels que la localisation géographique, l'orientation et l'inclinaison des panneaux, la puissance de la pompe à chaleur (souvent supérieure à 10 000 kW), ainsi que les besoins en énergie du bâtiment. Consultez un professionnel (de préférence une entreprise locale pas un groupe dont le sièges est situé dans la région parisienne…) pour évaluer la faisabilité et concevoir un système adapté à vos besoins spécifiques.
est-ce normal que les pompes à chaleur split 1,5/2KW chauffent autant en fonctionnement. Bonjour j'ai une
Clim réversible Toshiba Shorai+ installée en Janv 2024 par artisant RTE : 1 Groupe Ext RAS-4M27G3AVG-E 8,0/9,0KW - En mode CHAUD 1 Splits Int RAS-16J2KVSG-E 4,5/5,2KW (séjour 40m2) réglé à 20°C porte ouverte régule bien à 21/21,5°C. Mais les 3 splits des 3 chambres RAS-M05J2KVSG-E 1,5/2,0KW (9m2/11m2/15m2) réglés au mini à 17°C ventilateur en AUTO chauffent à 22/24°C portes fermées. Est ce normal ? En réglant la chambre vide à 17°C (9m2) porte ouverte ventilateur en AUTO, j'obtiens 21°C dans cette chambre et 18,5/19°C dans les 2 autres chambres et les 2 SDB de l'étage, les 2 autres splits des chambres (11 et 15m2) étant à l'arrêt. Ai-je un problème de régulation, ou est-ce normal que les splits 1,5/2KW chauffent autant en fonctionnement ? 782060 ACHERES
Comme votre installation est neuve, il est préférable de faire venir votre installateur afin qu'il procède aux réglages des températures de la pompe à chaleur.
Quel type de chaudière à granulés de bois installer pour un réseau de chaleur autonome ? Bonjour, Je vais construire des hébergements insolites (cabanes perchées), 4 dans un premier temps puis 4 autres. Elles seront bien isolées puisque respectent la RE2020. Elles seront équipées de bains nordiques sur la terrasse (cuve isolée également). L'idée est de créer un réseau de chaleur à partir d'une chaudière granulé située dans un local technique (le fabricant de granulés est sur la commune) pour alimenter en chauffage, ECS et pour les bains via un échangeur à plaques au niveau de chaque cabane. J'ai fait appel à un BE thermique/fluide pour le dimensionnement et fait faire des devis par des chauffagistes. Le problème est maintenant de choisir, car il y a de grandes différences entre toutes les propositions et elles sont également très différentes des préconisations du BE....tout le matériel proposé me semble très compliqué, et donc source de pannes....Bref je suis un peu perdue et je sollicite votre aide!
Cordialement. Christine Ville : 05230 La Batie Neuve
Recherche information pour abaissement température pour Pompe à chaleur et plancher chauffant dans le département 43 pour une maison de 150 m2
1) Contexte climatique rapide
Le département 43 (Haute-Loire) fait partie de la zone climatique H1 (hivers relativement froids localement) — prévoir donc des pointes de froid en hiver qui influencent le dimensionnement.
2) Températures de départ recommandées pour un plancher chauffant + PAC
Pour un plancher chauffant, la température d’eau de départ recommandée se situe habituellement entre 30 et 40 °C. Avec une PAC, viser le bas de cette fourchette améliore nettement le COP.
Objectif pratique : viser 30–35 °C en température de départ nominale si la maison et le plancher le permettent. Si le plancher est ancien ou les émetteurs « lourds », tu peux remonter jusqu’à 40 °C ponctuellement.
3) Pourquoi baisser la température améliore la PAC ?
Plus la température de départ est basse, meilleur est le rendement (COP) de la PAC.
- En revanche, il faut que le plancher et les déperditions de la maison autorisent d’atteindre la température ambiante visée avec cette eau plus « froide ».
- Mesures techniques qui aident : loi d’eau (courbe de chauffe adaptée), régulation pièce par pièce, bonne isolation et isolation du plancher si possible.
4) Paramètres hydrauliques importants
Delta-T (aller/retour) recommandé pour plancher chauffant : environ 5–7 °C (valeurs de référence utilisées pour diagnostiquer débit et équilibrage).
- Si le ΔT est trop faible (<3 °C) ou trop fort (>10 °C) il faut agir sur le débit ou la boucle.
- Utiliser des nourrices correctement équilibrées, et laisser la PAC fonctionner dans sa plage de débit recommandée (le fabricant indique souvent un ΔT cible au condenseur).
5) Estimation de puissance et dimensionnement indicatif
Sans faire un calcul de déperditions précis, voici des ordres de grandeur utilisés en practice pour une superficie de 150m2 en France :
- Maison très bien isolée : ≈ 50–70 W/m² → pour 150 m² ≈ 7,5 – 10,5 kW.
- Maison standard : ≈ 70–100 W/m² → ≈ 10,5 – 15 kW.
- Maison mal isolée : >100 W/m² → >15 kW.
La bonne pratique : faire un bilan thermique (calcul des déperditions) pour dimensionner la PAC et vérifier qu’elle peut fournir la puissance à basse température. Voir calculs de coûts de fonctionnement d'une PAC.
6) Solutions techniques pour abaisser la température
L'optimisation de l’isolation (murs, plancher, combles) apporte un meilleur confort à eau plus froide.
- Choisir un plancher chauffant bien conçu (émetteurs espacés correctement, dalle/masse thermique adaptée) afin de permettre des températures de 28–35 °C idéalement.
- Installer une PAC dimensionnée pour basse température (certains modèles sont optimisés pour fournir 35 °C avec un bon COP).
- Ajouter un ballon tampon si cycles courts ou si la PAC a des contraintes de fonctionnement (stabilité du cycle, stockage d’énergie).
- Régulation par loi d’eau : ajuste la courbe de chauffe pour augmenter la température départ uniquement quand il fait très froid dehors.
7) Points de vigilance pratiques/checklist
Fournir bilan thermique et preuve de dimensionnement.
- Indiquer la température max de départ que la PAC peut assurer (puissance à 35 °C et à 45 °C séparément).
- Vérifier débit et ΔT de chaque boucle (viser ΔT 5–7 °C pour plancher).
- Prévoir une période d’essai en hiver pour affiner la courbe de chauffe.
- Contrôler la compatibilité chaudière d’appoint si présence d’un backup (appoint électrique ou chaudière).
8) Recommandations concrètes, étape par étape
Renseignez-vous au préalable pour connaître le prix réel du fonctionnement d'une pompe à chaleur.
- Demander un bilan thermique (obligatoire pour bien dimensionner) effectué par un Bureau d'Etudes Certifié.
- Si vous voulez prioriser COP/conso, il faut demander à l’installateur une Pompe à chaleur capable de fournir la puissance nécessaire à 35 °C.
- Dans le cas d'une installation existante lire la fiche technique : puissance à 7/35°C et à 7/45°C).
- Demander l’équilibrage hydraulique des boucles et une mesure de ΔT après mise en route.
- Prévoir une régulation avec loi d’eau et sondes extérieures/intérieures.
IMPORTANT : Si maison peu isolée, commencer par renforcer isolation avant de chercher à trop abaisser la température de départ.
9) Si vous souhaitez que Picbleu vous aide
Picbleu peut vous fournir :
- un modèle d’e-mail à envoyer à un installateur pour demander un devis précis en demandant puissance à 35 °C + bilan thermique,
- un checklist PDF à remettre à l’artisan (questions techniques à poser)
Qui est moins cher radiateur éconorad 1000 watts ou clim réversible MONOSPLIT MURAL MSZ SF35VE ? je voudrais savoir ce qui me coute le moins cher a l'utilsation soit la pompe a chaleur split mais qui souffle de l'air pulsé chaud ou 1 ou 2 radiateurs électrique avec de l'eau qui circule qui me donne plus de confort prce qu'ils sont répartis a 2 endroits dans la pièce . Il fait actuellement 9 degrés et merci pour vos article bien instructifs Pierre
Temp ext. ≈ 9 °C, tarifs EDF HP/HC déjà utilisés, voici la comparaison immédiate pour 1 clim (MSZ-SF35VE) vs 2 radiateurs Éconorad (2 × 1 kW). Hypothèses rappelées :
Radiateurs : 2 × 1,00 kW (résistance, COP = 1) → 2,00 kW_th produits.
Clim : consommation électrique ≈ 1,03 kW.
Scénarios COP possibles à 9 °C : 3,5 (pessimiste), 3,9 (nominal), 4,2 (optimiste).
Tarifs EDF : HP = 0,2081 €/kWh, HC = 0,1635 €/kWh.
Coût électrique par heure (chauffage en marche)
2 radiateurs (2 kW électrique total)
HP : 0,4162 € / h
HC : 0,3270 € / h
1 clim (1,03 kW électrique)
HP : 0,2143 € / h
HC : 0,1684 € / h
Donc en consommation électrique instantanée, la clim coûte déjà moins cher à la prise qu’un ensemble de 2 radiateurs (0,21 €/h vs 0,42 €/h en HP).
Chaleur fournie (puissance utile)
2 radiateurs : 2,00 kW_th.
1 clim (selon COP) :
COP 3,5 → 3,605 kW_th
COP 3,9 → 4,017 kW_th
COP 4,2 → 4,326 kW_th
La clim produit nettement plus de chaleur utile pour moins d’électricité.
Coût par kWh de chaleur utile (ex. HP — chiffres arrondis)
2 radiateurs (résistifs) : 0,2081 €/kWh_th (HP) — 0,1635 €/kWh_th (HC).
Clim :
COP 3,5 → ≈ 0,0595 €/kWh_th (HP) ; 0,0467 €/kWh_th (HC)
COP 3,9 → ≈ 0,0534 €/kWh_th (HP) ; 0,0419 €/kWh_th (HC)
COP 4,2 → ≈ 0,0495 €/kWh_th (HP) ; 0,0389 €/kWh_th (HC)
=> La clim coûte environ 3,5–4,2× moins cher par kWh de chaleur qu’un radiateur électrique.
Combien coûterait la clim pour produire exactement les 2 kWh des deux radiateurs ?
(Coût pour obtenir 2 kW_th avec la PAC = (2 / COP) kW électrique × tarif)
COP 3,5 → él. nécessaire 0,5714 kW → coût HP 0,1189 €/h, HC 0,0934 €/h.
COP 3,9 → él. nécessaire 0,5128 kW → coût HP 0,1067 €/h, HC 0,0838 €/h.
COP 4,2 → él. nécessaire 0,4762 kW → coût HP 0,0991 €/h, HC 0,0779 €/h.
Comparez ça aux 0,4162 €/h (HP) / 0,3270 €/h (HC) des deux radiateurs : la clim est ≈ 3,5–4× moins chère pour produire la même chaleur.
Conclusion simple et directe
En fonctionnement à ~9 °C, la clim réversible est nettement moins coûteuse que 2 radiateurs Éconorad, que ce soit en coût horaire électrique ou, surtout, en coût par kWh de chaleur utile.
Même si vous allumez 2 radiateurs (2 kW)ou une seule clim (1,03 kW), la clim fournit plus de chaleur avec un coût électrique inférieur — et pour produire la même chaleur, la clim dépense beaucoup moins. La seulle différence est la qualité de chauffage : l'air pulsé chaud est moins confortable que la chaleur répartie par 2 radiateurs.
Pour remplacer une chaudière fioul faut-il une pompe à chaleur ou une chaudière à pellets ? J'envisage de remplacer ma chaudiere au fioul (25KW) qui chauffe une longère en pierres de 260m² en DPE E. J'ai peur qu'une PAC ne soit sous dimensionnée et consommateur en électricité. Je souhaiterai envisager une chaudière à pellet, mais je me noie un peu dans touts les modèles à des tarifs très variables. Auriez-vous une recommandation sur des modèles automatique adaptés aux maisons anciennes moyennement isolés ?
Le premier conseil est d'isoler le bâti. Les 2 solutions sont coûteuses et la rentablité est donc discutable. Un courriel explicatif vous a été adressé.
Critère | Pompe à chaleur (air/eau) | Chaudière à pellets automatique |
Puissance pour 25 kW | Seulement si surdimensionnée (30-35 kW) + appoint électrique ; COP 1.8-2.9 en mi-saison, chute en grand froid. | rendement >90-95%, indépendante de l'électricité (seulement allumage). |
Coût élec/fioul | 1 kWh électrique → 1.8-2.9 kWh chaleur, mais + appoint hiver ; stable vs fioul volatil. | Granulés ~0,06 €/kWh, autonomie silo 1 an ; + stockage pellets (~5-7 t/an). |
Adapté DPE E longère | Risque sous-perf si isolation faible ; hybride fioul/pellets possible en transition. | remplace direct fioul, chauffe haute T° pour radiateurs existants. |
Aides 2026 | MaPrimeRénov' jusqu'à 15 000 € + CEE | Jusqu'à 8 000-10 000 € + CEE ; Flamme Verte 7* obligatoire. |
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La sortie ventouse d'un poêle à pellets est à 1M10 de notre porte fenêtre est-ce autorisé ? Bonjour, j'ai acheté une maison il y a 1an. Nous avons fait notre premier ramonage ce jour le 19/09/2025. Lors de l'intervention du ramoneur, celui ci nous a fait constater que notre Installation du pellet n'était pas aux normes. La sortie ventouse est à moins de 2 mètres de notre porte fenêtre et que l'on a un fort risque d'empoisonnement au monoxyde de carbone pendant l'utilisation de notre pellet. Nous avons donc du signer un document ou le ramoneur a précisé que je ne peux pas utiliser mon pellet avant une remise aux normes. Le pellet a été installer par les anciens propriétaire en décembre 2013. De 2013 à 2024 l'entretien à été effectué par la même entreprise tous les ans. J'ai donc appelé l'entreprise qui a posé le pellet pour une remise aux normes. Celui ci nous dit qu'il n'y avait pas la norme des 2mètres d'une ouverture et que donc je peux rester ainsi. Au jour d'aujourd'hui je ne sais pas trop quoi faire ni vers qui me tourner pour savoir le vrai du faux. J'attend un bébé pour le mois de décembre et j'aimerais pouvoir continuer à me chauffer sans prendre de risque d'intoxication. En attendant une réponse de votre part je vous souhaites une bonne journée. Bien cordialement
Je comprends votre inquiétude, d’autant plus avec l’arrivée d’un bébé. Voici une réponse structurée.
Réglementation sur la sortie ventouse
Que dit la réglementation sur la sortie de fumées par ventouse d'un poêle à granulés de bois. La norme en vigueur aujourd’hui (DTU 24.1 et NF EN 14785) impose que la sortie des fumées soit située à au moins 2 mètres d’une ouverture (porte, fenêtre, bouche d’aération). L’objectif est clair : éviter tout retour de fumées ou risque de monoxyde de carbone (CO), gaz inodore mais mortel.
En 2013, les textes étaient déjà exigeants sur l’implantation des conduits, même si la notion de 2 mètres pouvait être interprétée différemment selon les modèles et notices fabricants. Autrement dit : même si l’installateur se réfugie derrière « à l’époque ce n’était pas pareil », la situation actuelle n’est pas conforme et elle représente bien un danger.
Qui est responsable ?
- L’installateur initial : il aurait dû respecter les prescriptions du fabricant et des DTU en vigueur en 2013.
- L’entreprise d’entretien : si elle a entretenu pendant 10 ans un appareil non conforme sans le signaler, elle a aussi une part de responsabilité.
- Vous (nouveau propriétaire) : en tant qu’occupant, vous êtes tenu de respecter la sécurité des occupants, mais vous n’êtes pas responsable du vice initial.
- L'ancien propriétaire si la preuve d'un vice caché est établie.
Que faire concrètement ?
- Ne pas utiliser le poêle en l’état (ce que le ramoneur a bien précisé dans son rapport) : le risque de CO est réel.
- Demander une mise en conformité écrite à l’installateur, avec devis pour modification (allongement conduit, sortie toiture, etc.).
- Contacter votre assurance habitation pour savoir si le défaut était mentionné dans l’état des lieux ou diagnostic lors de la vente.
- Prévenir le vendeur par recommandé AR (vice caché possible si installation dangereuse non signalée).
- En cas de refus de l’installateur → solliciter un expert indépendant (Qualibois, organisme de contrôle type Qualibat) pour attester de la non-conformité.
Sécurité et santé
Avec un bébé attendu en décembre, il vaut mieux ne pas prendre de risque :
- Le CO provoque maux de tête, nausées, voire intoxication grave.
- Un détecteur de monoxyde de carbone est indispensable dans votre logement, même une fois la mise en conformité effectuée.
Exemple de courrier type à envoyer à l’installateur
Madame, Monsieur,
Lors du ramonage du 19/09/2025, il m’a été signalé que la sortie ventouse de mon poêle à granulés n’était pas conforme (distance de 1,10 m d’une ouverture au lieu des 2 m exigés). Ce défaut entraîne un risque grave d’intoxication au monoxyde de carbone, confirmé par le ramoneur.
Votre entreprise ayant procédé à l’installation en décembre 2013, je vous demande une mise en conformité écrite, conforme aux DTU 24.1 et à la norme NF EN 14785, afin d’assurer la sécurité de mon logement et de ma famille.
À défaut de réponse sous 15 jours, je me verrai contraint de solliciter un expert et d’engager les démarches nécessaires auprès de mon assurance et, le cas échéant, de la protection juridique.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes sentiments distingués.
Cheminée de chauffage à bois créant une pollution gênante pour les riverains Bonjour, mon voisin a installé sans autorisation de la mairie une cheminée inox mais nous enfume toute la période hivernale. Sachant que sa cheminée est posée à 3,80m de notre fenêtre de la cuisine. On nous répète que c’est dans les normes et d’autres disent que non. Que faire ?
La situation que vous décrivez concerne à la fois une question d’urbanisme (installation sans autorisation) et de troubles anormaux de voisinage (nuisance par la fumée qui est due au développement anarchique des installations de chauffage à bois énergie). Voici les démarches possibles, par étapes :
1. Vérification de la légalité
Avant d’agir, vérifiez certains éléments :
- Autorisation d’urbanisme : en général, l’installation extérieure d’un conduit de cheminée (même en inox) nécessite une déclaration préalable de travaux à la mairie. Vous pouvez vérifier en consultant le cadastre en ligne ou en demandant à la mairie s’il y a eu une déclaration déposée par votre voisin.
- Règlement d’urbanisme (PLU) : il peut contenir des restrictions sur l’esthétique, les matériaux visibles (comme l’inox), ou l’emplacement du conduit.
2. Trouble anormal de voisinage
Même si l’installation est légale, les nuisances (fumées, odeurs) doivent rester normales. Le trouble est jugé anormal si :
- Il est répété ou intense.
- Il affecte votre santé ou votre confort.
- Il n’est pas justifié par l’usage normal du bien.
3. Démarches amiables (recommandées en premier)
Avant d’aller plus loin, essayez de régler la situation à l’amiable :
- Discutez calmement avec votre voisin : il n’est peut-être pas conscient de la gêne causée.
- Envoyez ensuite, si nécessaire, une lettre recommandée avec accusé de réception pour signaler le trouble (gardez-en une copie).
4. Saisir la mairie
Si la cheminée a été installée sans autorisation, vous pouvez :
- Informer le service urbanisme de la mairie par courrier ou e-mail. La commune peut exiger la régularisation ou ordonner la remise en état si l’installation est non conforme.
- Si elle ne respecte pas le PLU ou les règles de sécurité, la mairie peut ordonner le démontage.
5. Contact de la DDT ou SDIS
Si la cheminée présente un risque (par exemple si elle est trop proche de matériaux inflammables), vous pouvez :
- Contacter la Direction Départementale des Territoires (DDT)
- Ou le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS)
- Ils peuvent vérifier la conformité avec les normes de sécurité (NF DTU 24.1 notamment).
6. Recours juridique (si rien n'est fait)
Souvent, le temps passe et rien ne bouge :
- Contactez un conciliateur de justice (service gratuit en mairie ou sur justice.fr)
- Faites établir un constat d’huissier ou une attestation médicale si la fumée vous incommode fortement
- En dernier recours : saisissez le tribunal judiciaire pour faire cesser le trouble, demander réparation ou même faire ordonner le démontage de la cheminée.
quelles sont les normes et poids des particules fines émises par les chaudières biomasses ? Quelles sont les normes sur les émissions de ces particules? Pourquoi ces rejets à l'air libre ne sont ils pas filtrés? quel est l'efficacité des filtres? Peut on dénoncé ces pollutions? envers qui? quel organisme controlle ces pollutions?
Les chaudières biomasse (notamment à bois) émettent des particules fines (PM) dont les effets sur la santé sont bien documentés. Voici des réponses précises à vos questions :
1. Poids des particules fines émises par les chaudières biomasse
Les émissions dépendent du type de chaudière, de son entretien, du combustible (granulés, bûches, plaquettes), et de la puissance. À titre indicatif :
- Ancienne chaudière à bûches non performante : jusqu'à 200-1000 mg/Nm³ de PM.
- Chaudière récente à granulés certifiée Flamme Verte 7 ou équivalent* : entre 10 et 30 mg/Nm³.
- Pour une chaudière domestique de 20 kW fonctionnant 1500 h/an, cela peut représenter jusqu’à 1 à 5 kg de PM par an sans filtre efficace.
À comparer :
- Une chaudière au gaz : quasiment 0 particules fines.
- Un poêle à bûches ancien : pollution locale souvent bien plus élevée que le trafic routier.
2. Quelles sont les normes sur les émissions de particules ?
En France : La réglementation ICPE s’applique aux installations ≥ 1 MW. En dessous (usage domestique), il n’existe pas de contrôle systématique des émissions, mais des labels volontaires :
- Label Flamme Verte impose : PM ≤ 40 mg/Nm³ pour les chaudières.
- Rendement ≥ 87% pour les granulés.
Depuis 2022, certains départements (comme l'Isère ou la Savoie) ont restreint les installations non performantes (zones PPA – Plans de Protection de l’Atmosphère).
En Europe : Directive Écodesign 2015/1189 : Limite les PM à 40 mg/Nm³ pour les chaudières à biomasse depuis 2020.
3. Pourquoi ces rejets ne sont-ils pas systématiquement filtrés ?
- Coût élevé des filtres à particules pour les particuliers (~3000 à 6000 € pour un électrofiltre ou filtre céramique).
- Taille et complexité des installations domestiques rendent difficile une filtration active (contrairement aux installations industrielles).
- Laxisme réglementaire pour les petits équipements.
- Absence de contrôle obligatoire comme pour les véhicules (pas de « contrôle technique » des chaudières).
4. Quelle est l’efficacité des filtres à particules pour chaudières biomasse ?
Électrofiltres (type OekoTube, BlueFire) :
- Réduction des PM jusqu’à 85-95%.
- Nécessitent un entretien régulier
Filtres céramiques à haute température :
- Très efficaces mais coûteux et encombrants.
- Cyclones simples (souvent utilisés dans les réseaux bois industriels) :
- Peu efficaces sur les particules inférieures à 10 µm (les plus dangereuses).
5. Peut-on dénoncer ces pollutions ? Envers qui ?
Oui. Si une chaudière biomasse dégage de fortes fumées, odeurs ou cendres visibles, vous pouvez agir :
Pour une installation domestique Plaintes auprès de :
- Mairie : service hygiène ou urbanisme.
- DDT(M) (Direction départementale des territoires).
- DREAL si l’installation dépasse 1 MW ou est industrielle.
Pour des impacts sur la santé publique :
- Agence Régionale de Santé (ARS).
- Direction départementale de la protection des populations (DDPP).
- Association agréée (France Nature Environnement, Respire…).
En cas de non-respect de la réglementation :
- Procédure judiciaire possible (trouble anormal de voisinage ou mise en danger d’autrui).
- Collectifs de riverains possibles pour pression locale.
6. Qui contrôle ces pollutions ?
- DREAL : pour les installations classées (≥1 MW).
- Communes / métropoles / intercommunalités : peuvent intégrer des restrictions dans leur règlement de chauffage (zones PPA).
- ATMO France (réseau régional de surveillance de la qualité de l’air) : mesure les PM2.5 et PM10, mais sans cibler précisément les chaudières individuelles.
- ADEME : suit les impacts et soutient les campagnes d’information.
En résumé :
Aspect | Donnée |
Émissions non filtrées | Jusqu’à 5 kg/an de PM pour une chaudière non performante |
Norme européenne (Écodesign) | PM ≤ 40 mg/Nm³ |
Étiquette Flamme Verte 7 étoiles | PM ≤ 30 mg/Nm³ |
Efficacité des filtres | Jusqu’à 95% de réduction |
Organismes compétents | Mairie, ARS, DREAL, ATMO, associations environnementales |
Fin des questions