La France voulait réduire le nucléaire dans le bouquet énergétique

Temps de lecture: 3 min , Dernière mise à jour: 03/10/2023
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La France voulait réduire la part du nucléaire dans son bouquet énergétique et fermait la porte à l'exploitation des gaz de schiste sur son sol et souhaitait vendre à la Pologne des réacteurs atomiques, tandis que le géant français Total énergies y cherchait du gaz de schiste. Source AFP.


Part du nucléaire France

Le nucléaire prend une part importante pour la production d'électricité.

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Les promesses des présidents

Suite à la catastrophe de Fukushima de 2011, l'objectif de 2 présidents successifs était de faire augmenter celle des énergies renouvelables à environ 40% et diminuer la part du nucléaire de 70 à 50%.

Pour atteindre la neutralité carbone, le président Macron annonçait construire 14 réacteurs EPR et prolonger au-delà de cinquante ans la durée de vie des réacteurs existants. Au final ce sont 6 six nouveaux EPR2 qui seront construits. Le but étant de faire baisser de 55 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 en France pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

La Pologne se nucléarise

La Pologne ne possède pas de réacteur atomique et produit 90 % de son électricité à partir de son charbon, elle souhaitait se doter à partir de 2024 d'une puissance nucléaire de 6 000 mégawatts (MW), (soit l'équivalent de quatre réacteurs EPR).

Ce qui se disait en 2014

L'électricien et opérateur Polonais PGE a lancé son appel d'offres début 2014 au plus tard pour choisir son fournisseur en 2015. La France, avec EDF en chef de file et l'ex Areva (devenu Orano après ses déboires) comme constructeur, était en concurrence avec l'électricien russe Rosatom, les groupes américano-japonais Westinghouse-Toshiba et GE Hitachi, ou encore le coréen Kepco. Au mois de novembre 2012, le premier ministre Waldemar Pawlak aurait déclaré « Quand je pense nucléaire, je pense Areva» devant un groupe de médias français. Une fois de plus, les intérêts financiers priment et la concurrence internationale -féroce- génère des résultats peu encourageants pour l'environnement et pour l'avenir.

Ce qui a été fait en 2019

Une première centrale opérationnelle d’ici 2033 était prévue avec la signature d'un accord entre GE Hitachi Nuclear Energy, (entreprise américano-japonaise) un fournisseur de réacteurs avancés et de services nucléaires américain et le milliardaire Michal Solowow pour un projet de SMR.

Ce qui va se faire en 2023

Une relance du tout électrique dans la construction neuve RE 2020, avec l'annonce orale de l'interdiction du gaz et un décret contradictoire du 6 janvier 2022 qui autorise le gaz en hybridation même dans les logements neufs. 

On sait pertinemment qu'il n'est pas possible de se passer du gaz, il faudrait se passer de la combustion du carbone seule source d'énergie que l'on exploite depuis des millénaires. La fabrication, l'exploitation et l'entretien de centrales nucléaires, des fermes éoliennes ou photovoltaïques demandent de brûler du pétrole ou du gaz, des énergies fossiles dont on aura du mal à se débarrasser.

Il faut toujours brûler des produits fossiles pour obtenir des moyens de production d'énergie "vertueux".

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Prix des énergies France

Ce tableau permet de comparer les énergies entre elles.

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