Pétrole Les inconvénients de la principale énergie fossile

Temps de lecture: 8 min , Dernière mise à jour: 08/01/2024
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Le pétrole est une énergie relativement facile à extraire, à transporter, à stocker et à utiliser ce qui explique son emploi universel. Son pouvoir énergétique étant élevé, il a contribué au développement. Les inconvénients de la principale énergie fossile la plus répandue : le pétrole.

Le seul avantage du pétrole

L'avantage unique du pétrole


Il sera malheureusement difficile de se passer des énergies fossiles dont le pétrole fait partie. TOUT ce qui vous entoure a demandé la combustion du carbone seule source d'énergie capable de répondre à de nombreux usages (extraction de minerais pour créer des panneaux photovoltaïques, fonte de l'acier pour les fermes éoliennes, fabrication du ciment pour construire une centrale nucléaire, etc. la liste est infinie).

Le lobbying pétrolier

Les pétroliers le savent bien


Leurs actions diverses pour créer le doute avec les climatosceptiques pour le réchauffement en discréditant le GIEC par exemple, avec la pose des pots catalytiques sur les véhicules à moteur à explosion, la création du biofioul, biodiesel, biokérosène, etc. Tous ces différents moyens étant destinés à gagner du temps avant de passer aux voitures électriques qui ne sont pas une solution à la prolifération des véhicules sur la planète..

Une énergie concentrée

  • Le pétrole offre sous un volume réduit une importante quantité d'énergie.
  • En effet, un litre de pétrole fournit environ 11.6 kWh d'énergie, soit environ 9.9 à 10 kWh par litre.

Le seul avantage du pétrole : une énergie liquide concentrée facilement transportable.

inconvénients du pétrole

Les inconvénients du pétrole


Ils sont nombreux et destructeurs. Il est responsable de nombreuses catastrophes environnementales dues au pétrole et à ses dérivés (pétrochimie, plastiques, etc.) récurrentes comme les marées noires (visibles), les marées blanches (invisibles car effectuées sur les eaux internationales loin des côtes), etc.

  • Le pétrole est une plaie pour notre environnement, notamment la pollution de l'air, de l'eau et de la terre.
  • Un navire transportant du pétrole peut lors d'un périple en mer perdre 100 tonnes de COV.
  • Le trafic pétrolier possède un impact environnemental avec la pollution des cargos, les marées noires et les dégazages sauvages en haute mer.
  • Le transport s'effectuant sur de très longues distances le coût énergétique est phénoménal.
  • L'exploitation du pétrole est directement lié à la destruction de la forêt et la pollution des nappes phréatiques, mais également par les nombreux déchets d’exploitation ainsi que les produits chimiques libérés pour les différents traitements dans les phases de production de dérivés pétrochimiques.

Les réserves de pétrole sont limitées

  • Les réserves de pétrole sont limitées à quelques décennies.
  • Des réserves de pétrole sont très localisées parfois dans des secteurs instables (guérilla, terrorisme, dictatures, etc.).
  • Le prix du pétrole est donc en constante augmentation.
  • Il est également impacté par le coût de la construction de navires et d'infrastructures.

1 baril de pétrole extrait pour 6 consommés

Le profit entraîne de mauvais effets

La recherche continue du gain aboutit à une logique financière. La loi de l'offre et de la demande rend instable l'économie mondiale.

  • Lorsque le prix du baril de brut coûte 100 dollars, les filières alternatives deviennent à nouveau compétitives, mais lorsque l'or noir baisse l'intérêt financier devient négligeable pour les investisseurs potentiels.
  • Les compagnies pétrolières des pays industrialisés délocalisent leur production à l'étranger afin de compenser les prix de la main-d'œuvre sans payer d'impôt.
  • Un prix élevé permet de limiter la consommation de pétrole en dissuadant les populations de l'utiliser.
  • Lorsque le prix élevé du pétrole est élevé, l'exploitation de gisements de sables et schistes bitumineux devient non rentable.
  • Les techniques d'extraction difficiles et onéreuses sont intéressantes pour les compagnies pétrolières lorsque le baril est élevé.
  • Les pays industrialisés sont très dépendants du pétrole.
  • Les économies les plus grandes consommatrices de pétrole ne disposent généralement pas de gisements de pétrole sur leur territoire et l'importent.
  • Le développement économique mondial reposant sur l'utilisation d'une seule source d'énergie relativement bon marché, aboutit à une dépendance totale.
  • Le prix de revient du baril de brut revient à environ 3 à 12 dollars, la spéculation financière permet d'engendrer des profits indécents grâce à l'achat de cargaisons de brut pendant quelques secondes (risque très faible de voir un pétrolier sombrer avec sa cargaison). Les traders génèrent des profits indécents au détriment des populations.
  • Le coût d'exploitation et de production restant identique l'augmentation du prix du pétrole permet d'engranger de spectaculaires plus-values pour les compagnies pétrolières.
  • Le groupe pétrolier Total a ainsi réalisé 209,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2018. 205 milliards de dollars en 2021. Soit 16 milliards de bénéfice pour 2021.

La polluante combustion du pétrole

La combustion du pétrole libère :

  • des hydrocarbures imbrûlés qui sont un puissant gaz à effet de serre,
  • du dioxyde de carbone (CO2), également responsable des gaz à effet de serre,
  • des oxydes d'azotes (NOx), plus ou moins importants et liés à la qualité de la combustion,
  • du monoxyde de carbone (CO), dont les émissions sont d'autant plus fortes que la combustion est dégradée,
  • des composés soufrés (SO2) liés à la présence de souffre dans le carburant ou le combustible pétrolier. (ils sont responsables des pluies acides)
  • des particules cancérigènes variables suivant le type de carburant ou de combustible issus du pétrole.
  • de nombreux composés chimiques (benzène, plomb et toluène) dans sa fraction légère et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) de nickel et de vanadium dans sa fraction lourde, tous ces produits étant cancérigènes.

Pollution générée par l'usage indécent du pétrole

Variations du choix des énergies

L'actualité souligne le prix du pétrole en hausse puis en baisse impactant l'essor du gaz de schiste, le déclin du nucléaire puis la décision des autorités françaises de construire 6 réacteurs nucléaires supplémentaires.

Si le monde du baril de pétrole payé à 20 dollars avant le premier choc pétrolier de 1973 est révolu, le prix du pétrole effectue un effet de yoyo évoluant à plus de 100 dollars puis baissant considérablement depuis 2014. Le prix du pétrole est semblable à une balle de tennis qui rebondit dans un ascenseur en montée permanente. Le danger des périodes de baisse est lié aux bonnes résolutions des usagers dont les prix abordables n'incitent plus à faire le nécessaire pour économiser l'énergie. L'autre danger est lié au fait que le pétrole à bas prix rend peu attractive toute alternative (développement des énergies renouvelables). Le prix de l'or noir est devenu une réalité qui impacte fortement la facture énergétique de la France

  • 15 milliards en 1999 (exprimés en euros de 2012) soit 1 % du PIB.
  • 69 milliards en 2012 soit 3.5 % du PIB.

Ce surcoût correspond exactement à l'alourdissement des prélèvements obligatoires depuis 2010. Source données statistiques développement durable.gouv.fr.

Une crise profonde de croissance

Même si depuis 2014 le prix du pétrole a baissé, il traduit une crise profonde de croissance tant demandée par les économistes et redoutée par les partisans de la décroissance. Le pétrole ne peut qu'augmenter, car il traduit la tension entre :

  • Une offre qui commence à donner des signes d'épuisement.
  • Les pays du Golfe n'ont plus d'intérêt à investir, car accroître leur capacité journalière ferait chuter les cours de l'or noir.
  • Une demande mondiale qui ne cesse d'augmenter tirée par les pays émergents qui souhaitent consommer comme les pays « riches ».

La chute des prix du gaz en Amérique a stoppé l'arrêt des investissements dans le nucléaire et EDF a été obligé de se désengager dans ses actifs EU. La Chine va continuer à exploiter ses énormes gisements de gaz de schiste devait mettre un frein au nucléaire, mais crise de l'énergie oblige va relancer la filière charbon comme l'Allemagne 27 centrales thermiques et la France 2 centrales thermiques à charbon. Les Émirats arabes unis ont préféré la Corée du Sud plutôt que la France pour fournir un contrat nucléaire. La catastrophe nucléaire de Fukushima dont le drame continue (même si les médias n'en parlent plus) avec le rejet en mer de substances radioactives qui impactent toutes les régions de la planète par les systèmes complexes de ses 75 courants marins.

Tout cela sur fond de guerre qui coûte très cher en termes financiers et surtout environnementaux. Les émissions de CO2 n'étant pas prises en compte pour les armées !



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