Question d'un visiteur
Bruxelles semble avoir interdit les voitures thermiques pour 2035 puis est revenu sur les moteurs utilisant le carburant synthétique puis a abandonné l'idée du tout électrique ? Paul
Reponse de Picbleu
Ce qui était prévu (objectif initial de l’UE)
En 2023, l’UE a adopté un règlement fixant comme objectif que, à partir de 2035, toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne doivent avoir zéro émission de CO₂ — ce qui revient, en pratique, à mettre fin à la vente de voitures neuves à essence ou diesel. C’était une mesure phare du Pacte vert pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Ce qui se passe actuellement (décembre 2025 / janvier 2026)
Les technocrates de l'Europe des marchands se sont aperçus que les voitures électriques (comme éolien et photovoltaïque) étaient la porte ouverte sans protection à la Chine en quasi monopole. L'idée était de relancer l'industrie automobile Européenne au bord de la crise avec la saturation du marché automobile (les voitures inondent les paysages et les villes). On le voit avec les pompes à chaleur dont les subventions ne seront applicables que si fabriquées en Europe ! Les pays asiatiques implanteront des centres dans des pays européens à bas coût pour assembler les pièces fabriquées à bas prix sur leur territoires et le tour sera joué.
1. L’UE revoit à la baisse l’interdiction 2035
Sous la pression des constructeurs automobiles européens (et de pays comme l’Allemagne et l’Italie), la Commission européenne a proposé de revenir sur l’interdiction totale des moteurs thermiques neufs à partir de 2035.
1. Abandon des 100%
La nouvelle proposition abandonne l’objectif de 100 % de réduction des émissions en 2035 et le remplace par une réduction de 90 % des émissions de CO₂ des voitures neuves (par rapport à 2021), en intégrant des flexibilités pour les constructeurs.
2. Conséquences pratiques
Les constructeurs pourraient continuer à vendre des voitures thermiques ou hybrides après 2035, sous certaines conditions ou compensations. L’objectif de transition vers les voitures électriques demeure, mais le “tout électrique obligatoire” est assoupli.
3. Sur les carburants synthétiques / exceptions
Dans les discussions antérieures, des pays comme l’Allemagne ont demandé que les moteurs thermiques utilisant des carburants synthétiques neutres en carbone (e-fuels) puissent être autorisés après 2035. Cela a freiné l’adoption rapide de l’interdiction, mais cela n’a jamais été définitivement acté comme règle unique : ce sont surtout des pistes de flexibilité discutées.
La révision en cours autorise des technologies alternatives pour une part limitée des ventes, incluant potentiellement des carburants décarbonés, sans revenir complètement contre l’électrique, mais en donnant plus d’options aux constructeurs.
Important à retenir
Il n’y a pas encore de texte final définitivement adopté : la Commission a proposé ces changements, mais ils devront être discutés et approuvés par le Parlement européen et le Conseil des États membres.
Cette politique concerne la vente de voitures neuves : elle ne signifie pas l’interdiction de circuler avec des voitures thermiques existantes après 2035.
En résumé
Oui, Bruxelles (via l’UE) avait fixé une interdiction des voitures thermiques neuves à partir de 2035.
Mais fin 2025 / début 2026, la Commission a proposé de revenir sur cette interdiction stricte et d’introduire des flexibilités pour les constructeurs, ce qui adoucit l’objectif et éloigne l’idée d’un “tout électrique obligatoire” pur et dur à cette date.
La décision finale n’est pas encore définitivement adoptée, et le débat se poursuit entre les institutions européennes et les États membres.
Équipements, installations et termes techniques > Voitures électriques
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Bruxelles semble avoir interdit les voitures thermiques pour 2035 puis est revenu sur les moteurs utilisant le carburant synthétique puis a abandonné l'idée du tout électrique ? Paul
Ce qui était prévu (objectif initial de l’UE)
En 2023, l’UE a adopté un règlement fixant comme objectif que, à partir de 2035, toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne doivent avoir zéro émission de CO₂ — ce qui revient, en pratique, à mettre fin à la vente de voitures neuves à essence ou diesel. C’était une mesure phare du Pacte vert pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Ce qui se passe actuellement (décembre 2025 / janvier 2026)
Les technocrates de l'Europe des marchands se sont aperçus que les voitures électriques (comme éolien et photovoltaïque) étaient la porte ouverte sans protection à la Chine en quasi monopole. L'idée était de relancer l'industrie automobile Européenne au bord de la crise avec la saturation du marché automobile (les voitures inondent les paysages et les villes). On le voit avec les pompes à chaleur dont les subventions ne seront applicables que si fabriquées en Europe ! Les pays asiatiques implanteront des centres dans des pays européens à bas coût pour assembler les pièces fabriquées à bas prix sur leur territoires et le tour sera joué.
1. L’UE revoit à la baisse l’interdiction 2035
Sous la pression des constructeurs automobiles européens (et de pays comme l’Allemagne et l’Italie), la Commission européenne a proposé de revenir sur l’interdiction totale des moteurs thermiques neufs à partir de 2035.
1. Abandon des 100%
La nouvelle proposition abandonne l’objectif de 100 % de réduction des émissions en 2035 et le remplace par une réduction de 90 % des émissions de CO₂ des voitures neuves (par rapport à 2021), en intégrant des flexibilités pour les constructeurs.
2. Conséquences pratiques
Les constructeurs pourraient continuer à vendre des voitures thermiques ou hybrides après 2035, sous certaines conditions ou compensations. L’objectif de transition vers les voitures électriques demeure, mais le “tout électrique obligatoire” est assoupli.
3. Sur les carburants synthétiques / exceptions
Dans les discussions antérieures, des pays comme l’Allemagne ont demandé que les moteurs thermiques utilisant des carburants synthétiques neutres en carbone (e-fuels) puissent être autorisés après 2035. Cela a freiné l’adoption rapide de l’interdiction, mais cela n’a jamais été définitivement acté comme règle unique : ce sont surtout des pistes de flexibilité discutées.
La révision en cours autorise des technologies alternatives pour une part limitée des ventes, incluant potentiellement des carburants décarbonés, sans revenir complètement contre l’électrique, mais en donnant plus d’options aux constructeurs.
Important à retenir
Il n’y a pas encore de texte final définitivement adopté : la Commission a proposé ces changements, mais ils devront être discutés et approuvés par le Parlement européen et le Conseil des États membres.
Cette politique concerne la vente de voitures neuves : elle ne signifie pas l’interdiction de circuler avec des voitures thermiques existantes après 2035.
En résumé
Oui, Bruxelles (via l’UE) avait fixé une interdiction des voitures thermiques neuves à partir de 2035.
Mais fin 2025 / début 2026, la Commission a proposé de revenir sur cette interdiction stricte et d’introduire des flexibilités pour les constructeurs, ce qui adoucit l’objectif et éloigne l’idée d’un “tout électrique obligatoire” pur et dur à cette date.
La décision finale n’est pas encore définitivement adoptée, et le débat se poursuit entre les institutions européennes et les États membres.
Bonjour, nous avions échangé en 2018 lors de mon aménagement dans le Cantal quant au choix du fournisseur gaz. J'en garde un bon souvenir et du coup, sans doute un peu en marge de vos dossiers habituels, je voudrais vous parler du monde de demain et de cette ineptie à vouloir une France qui roule à l'électricité. Je ne nie pas le bienfait écologique de l'électricité sur le thermique en termes d'émission de CO2, mais si l'on prend tout en considération, il y a surement débat. Moi je m'inquiète sur le coût pour le particulier. La voiture électrique coûte plus cher à l'achat et la consommation de courant apporte une surfacturation importante. Je viens d'acheter une Hybrid Plug. Il faut entre 5 et 6h à 12 A pour recharger une batterie pour 56 kms d'autonomie. Une recharge quotidienne apporte 30% de coût d'électricité en plus chaque mois. Pour une voiture tout électrique, je n'ose calculer. Je n'ai pas calculé non plus le surcoût de l'abonnement pour borne charge rapide à XX KW. Les fournisseurs d'énergie sont entrain d'installer des bornes de capables de délivrer 100 KW voire 200 KW. Le prix de KW est alors prohibitif, et sur l'autoroute, cela va friser le racket, vu que l'automobiliste se trouve piégé. A portée kilométrique égale, le plein d'énergie revient beaucoup plus cher que l'essence. De plus pour bien faire, il faut installer plusieurs bornes. Chaque station service devra disposer alors d'une centrale électrique capable de dispenser plusieurs centaines d'ampères. A-t-on penser à la section des câbles à déployer. Qu'en est-il du collectif ? combien faut-il de bornes pour répondre à la demande d'un immeuble, d'une cité ? Qui va payer l'investissement de telles centrales ? Les locataires ? Bref, je m'étonne de ne voir guère de presse réagir à cette problématique qui s'annonce à grand pas. Merci à vous. Cordialement
Bonjour, nous avions échangé en 2018 lors de mon aménagement dans le Cantal quant au choix du fournisseur gaz. J'en garde un bon souvenir et du coup, sans doute un peu en marge de vos dossiers habituels, je voudrais vous parler du monde de demain et de cette ineptie à vouloir une France qui roule à l'électricité. Je ne nie pas le bienfait écologique de l'électricité sur le thermique en termes d'émission de CO2, mais si l'on prend tout en considération, il y a surement débat. Moi je m'inquiète sur le coût pour le particulier. La voiture électrique coûte plus cher à l'achat et la consommation de courant apporte une surfacturation importante. Je viens d'acheter une Hybrid Plug. Il faut entre 5 et 6h à 12 A pour recharger une batterie pour 56 kms d'autonomie. Une recharge quotidienne apporte 30% de coût d'électricité en plus chaque mois. Pour une voiture tout électrique, je n'ose calculer. Je n'ai pas calculé non plus le surcoût de l'abonnement pour borne charge rapide à XX KW. Les fournisseurs d'énergie sont entrain d'installer des bornes de capables de délivrer 100 KW voire 200 KW. Le prix de KW est alors prohibitif, et sur l'autoroute, cela va friser le racket, vu que l'automobiliste se trouve piégé. A portée kilométrique égale, le plein d'énergie revient beaucoup plus cher que l'essence. De plus pour bien faire, il faut installer plusieurs bornes. Chaque station service devra disposer alors d'une centrale électrique capable de dispenser plusieurs centaines d'ampères. A-t-on penser à la section des câbles à déployer. Qu'en est-il du collectif ? combien faut-il de bornes pour répondre à la demande d'un immeuble, d'une cité ? Qui va payer l'investissement de telles centrales ? Les locataires ? Bref, je m'étonne de ne voir guère de presse réagir à cette problématique qui s'annonce à grand pas. Merci à vous. Cordialement
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